lundi 5 décembre 2011

Session rockfishing à Figuerolles

Quelques photos d'une session rockfishing en famille qui s'est déroulée dans la magnifique calanque de Figuerolles à La Ciotat...


Cette calanque propose, au coucher du soleil, des couleurs étonnantes...



Au niveau prises, les éternels gobies, des serrans...


Et même un splendide poisson-lézard :


Tous ce beau monde est bien évidemment reparti à l'eau (sauf mes enfants, cela va de soit...).

vendredi 2 décembre 2011

Revue Smith Bay liner CF

Une petite revue de ma Bay liner CF, une canne light que je destine au rockfishing ainsi qu'à la pêche en kayak en étangs salins, sur des petits leurres souples armés sur des têtes plombées légères ou en weighless...


Cette canne propose une puissance de 3 à 10 g pour 0,5 à 1,5 PE.


Elle possède une poignée amovible. Ce qui lui confère des qualités proches de celles d'un monobrin, avec l'encombrement en moins.


Sur la photo qui suit, on voit bien la partie non vernis antidérapante destinée à y poser l'index afin d'encore mieux percevoir les touches...


Ce qui est frappant au premier regard sur cette canne, est la taille microscopique des anneaux littéralement collés sur le blank (dès le deuxième anneau)...L'objectif poursuivi étant de maximiser la sensibilité de la canne... Les anneaux sont des Fuji titanium.



J'ai déjà eu à combattre avec elle de jolis loups (50 up). Résultat des courses : de superbes sensations et une canne qui tient le choc. Le blank se révèle hyper nerveux et la canne retransmets toutes les sensations. Un vrai bonheur !...
Seul bémol, l'étroitesse de l'anneau de tête qui limite la longueur du bas de ligne (un noeud Durozier peut passer mais ça accroche quand même et génère le risque à la longue d'entraîner des casses, voire d'abîmer l'anneau...).
Une canne idéale sur des pêches finesses qui propose en plus une esthétique tout en sobriété et en élégance.

Un véritable fleuret en somme !...

jeudi 1 décembre 2011

La pêche, c'est un peu con, non ?...

La pêche, c’est un peu con, non ?
D’abord se lever aux aurores. Haleine fétide, œil torve. Hier, c’était soirée barbecue et les copains sont partis à pas d’heure. Tu ne sais pas pourquoi, mais tu n’as plus aucun souvenir de ce qui s’est passé après l’apéro, juste un mal de crane persistant.
A présent, il faut quitter ce lit en désordre où est endormie la femme de ta vie.
Quand tu tires le drap, tu aperçois des formes de dunes douces et chaudes, des cheveux qui s’étalent sur un oreiller. Dans un soupir, elle murmure ton prénom. Toi, tu ne penses qu’à ta nouvelle canne, à tes combos, aux poissons qui sont supposés t’attendre dans les eaux glacées de la mer.
Au fond de toi, tu te doutes bien quand même, à ce moment là de ta vie, que tu es un parfait abruti.
Debout dans la pénombre, tu te détruis avec application le gros orteil contre le pied du lit. Un juron. Tu entames une danse à cloche pied un peu ridicule.  La femme de ta vie commence à râler. Ce n’est pas très discret un pêcheur qui se lève. Un peu pathétique certainement.
Chercher un slip propre, récupérer un tee-shirt dans la commode, disparaître dans l’escalier. Pathétique, je disais.
Dans la salle à manger, tu essais d’enfiler ta combinaison. Tu te sens boudiné là dedans. Tu te fais la réflexion que ton bide ressemble de plus en plus à un pneu de camion. Le bibendum Michelin va à la pêche. C’est bizarre comme parfois, ton propre humour ne parvient même pas à te tirer un sourire.
Installer le kayak sur la galerie de la voiture. Démarrer le moteur. A la radio, les dernières nouvelles du monde, rien de bien réjouissant comme d’habitude. Mais toi, tu t’en tapes, tu vas à la pêche, le sourire aux lèvres. Merveilleuse innocence.
La mer se découvre enfin, au détour d’un virage. Immense et blanche. Kayak à l’eau. Tu ne te dégonfles pas. Jamais. Toi, tu n’as peur de rien.
A la première vague, tu bascules sous le kayak. Le rouleau t’emporte comme une vieille chaussette dans une machine à laver. Au bout de longues secondes, tu parviens quand même à retrouver tes sens. Tu te relèves et sors de l’eau juste à temps pour réceptionner le kayak avec ton front. Ce n’est pas un style très académique. Mais ce n’est pas grave, ça a bien fait marrer les crabes et les crevettes et puis d’abord le kayak ce n’est pas du patinage artistique. Toi, tu n’as aucune ambition esthétique et c’est plutôt mieux comme ça.
Un peu groggy, tu parviens quand même à te réinstaller dans le kayak. A présent, tu pagaie en direction du large. Une bosse, comme un champignon, vient de pousser au milieu de ton front. Bien sur, tu as froid. Le kayak gigote au milieu des flots. Bientôt, le premier lancer pour sauver l’univers, ton univers.
Les lancers s’enchaînent et tu te sens vaguement heureux. Tu manies tes leurres comme un dieu.
Et puis, le soleil se lève sur l’horizon déserté. La mer devient bleue. Tu calcules tes dérives. Déjà trois heures sur les flots et tu n’as pas eu la moindre touche. Par contre, il faut le signaler aussi, tu ne t’es pas non plus fiché un triple dans la main. Le bilan de cette journée s’annonce plutôt positif.
Tu as envie de rire dans le vent qui se lève.
Ce midi, tu rentreras,  fatigué, bredouille, cabossé mais tu auras pris la mer, le vent,  le soleil aussi. Avec un peu de chance, la femme de ta vie t’aura attendu. Elle aura préparé un déjeuner en amoureux avec du vin frais, des légumes marinés à l’huile d’olive et des fruits. Tu essaieras alors de l’entraîner dans l’ombre fraîche de la chambre pour une sieste coquine. Bien sur, à peine allongé, tu t’endormiras comme une masse. Elle, elle aura un petit sourire attendri quand elle te retrouvera entrain de ronfler pitoyablement. Elle, si jolie dans sa nouvelle nuisette transparente se dira que c’est quand même dommage. Alors elle retournera dans la salle de bain pour se rhabiller. Et toi, toujours perdu dans tes rêves de pêche, tu demeureras allongé sur le lit comme un improbable éléphant de mer.
Quand je te disais que c’est un peu con, la pêche, tu n’en conviens toujours pas ?

dimanche 27 novembre 2011

Rascasse session


Petite session rascasse avec Anton ce soir.
Le leurre utilisé : Power Isome couleur rouge.
Il ne m'a pas laissé l'ombre d'une chance et la battle a fini en correction.
Une douzaine de poissons contre à peine 6 de mon côté...
Argh ! Il devient trop fort, cet Anton...



Une belle session qui se termine par une remise à l'eau.
No kill power !...

mercredi 23 novembre 2011

Père et fish

Un premier article où le rockfishing n'est évoqué que pour parler de la relation d'un père à son fils (la relation de moi-même avec Anton, mon fils).

Cet article intitulé "Père et fish" a été publié dans le magasine "Le Pescadou" N°72.






Ce soir, je rentre à la maison, stressé et harassé par une dure journée de travail. Quand je pousse la porte d'entrée, Anton, mon fils se jette sur moi, excité comme une puce de mer de 1m60. Instantanément, je me souviens que je lui ai promis une session de rockfishing. Il a 11 ans et malgré ma fatigue, je sais déjà que je n'ai pas le droit de le décevoir. Juste le temps de me changer, de récupérer le matos et nous voilà assis tous les deux dans la voiture en direction du port.

Dans l'autoradio, les dernières nouvelles du monde : un attentat, une catstrophe écologique, le lancement d'une émission de télé réalité... Ils sont réellement entrain de tous devenir cinglés. Je jette un coup d'oeil vers mon fils. Je sens l'angoisse me saisir. Pour me calmer, je décide de glisser "les variations Goldberg" de Bach dans le lecteur CD. Anton me regarde l'air vaguement amusé et moqueur. C'est certain, nous ne partageons pas la même play-list, pas les mêmes angoisses non plus...

Le rockfishing, par contre, c'est quelque chose que nous avons en commun. On a découvert ça pratiquement en même temps, lui et moi.

Se balader sur les digues et les côtes rocheuses, une canne ultra light entre les mains, avec une poignée de têtes plombées et des pochettes de mini leurres aux looks plus improbables les uns que les autres, c'est notre instant à nous, père et fils, notre petite accalmie au milieu de la tempête des jours.

Quand nous arrivons au port, je l'observe déplier sa canne, sélectionner soigneusement une tête plombée en fonction du courant et de la technique qu'il a choisie. Une tête profilée pour aller tenter en récupération linéaire les poissons de pleine eau, comme les sévereaux et les oblades, une tête plombée plus massive pour débusquer dans les cavités obscures, gobies, blennies et autres rascasses...

Pour lancer la session, il a choisi une tête plombée ronde. Il fait son noeud, accroche un leurre qui imite un ver rouge et me tance du regard. Ce soir, c'est battle et le perdant devra offrir une pochette de leurres souples au gagnant. Je relève le défi en bombant le torse exagèrement. Il va voir de quel bois je me chauffe, ce jeune effronté...

Je n'ai pas encore fini de monter ma ligne que le voilà déjà pendu. Je le regarde sortir un gobie. Un large sourire illumine son visage. "Et de un !" me dit-il. Moi, je fais semblant d'être agacé, histoire de mettre un peu de piment à notre combat. En réalité, je suis si fier de lui. J'adore ces moments privilégiés que nous passons ensemble. Ces heures passées à lui apprendre à faire un noeud, à manier un leurre, à prendre plaisir à relâcher un poisson.

Je fais danser mon leurre entre deux rochers en pensant à toutes ces choses quand soudain ma canne se plie en deux. Un gobie Paagnel de plus de 20 centimètres essaye de regagner sa cachette. Je le bride fermement et dans une gerbe d'écume, je le mets au sec. J'égalise. Le temps de le prendre en photo et le voilà qui repart nerveusement dans les eaux vertes du port. Je pérore un peu en évoquant la taille de ma prise. Anton me gronde car, selon lui, j'ai pris trop de temps pour prendre la photo. Il faut respecter la ressource, me dit-il sur un ton déterminé.

Quelques instants plus tard, le voilà qui saute de rochers en rochers, pour finalement se poser sur une grande dalle. Je le vois se concentrer sur sa gestuelle, la perception de la touche. Il est entré dans une méditation instinctive qui le guide vers une pleine conscience de lui-même et de l'instant présent. Une blennie et deux rascasses plus loin, il a définitivement pris le large.

Le soir approche et l'horizon se met à flamboyer. Je mets ma main sur son épaule et lui propose de prendre le temps d'observer la lumière dorée qui enveloppe l'avant port. Nous nous asseyons sur un rocher. Moi, le père et lui, le fils. Je lui explique que bientôt, je l'emmenerai pêcher le loup en kayak. Il a acquis un bon niveau grâce au rockfishing. Il peut à présent m'accompagner sur des sessions en étangs salins.
Il me regarde et me remercie. je sens une vague de bonheur et de fierté gonfler à l'interieur de sa poitrine.
la journée s'achèvera sur un joli doublé de gobies à grosses têtes et un vol de flamands roses sur fond de soleil couchant.

En rentrant dans la nuit qui s'est à présent installée, j'ai envie de lui prendre la main comme quand il avait 4 ans, mais je ne le fais pas car je sais qu'il en a 12, qu'il sera bientôt un homme, et que le temps passe si vite.
Plus tard, dans la voiture qui commence à sentir sérieusement l'attractant saveur crustacés, nous retombons sur les informations à la radio. je réprime un soupir. Je ne peux m'empêcher de penser que ce monde est vraiment désespérant, que les instants de magie sont vraiment trop rares, trop brefs.
Quand soudain Anton se tourne vers moi ; ses yeux malicieux sont emplis de belles lumières : "Tu veux pas le remettre ton CD de Bach ? Finalement, je crois que ça me plait bien, ce truc !...".



mardi 22 novembre 2011

Présentation

Bonjour,

Je m'appelle Charles et je suis passionné par la pêche au leurre.
J'habite prés de Montpellier où je pratique régulièrement la pêche du loup en kayak et le rockfishing.
Je me propose, à travers ce blog, de vous faire découvrir ma pratique de ces techniques ainsi que ma vision très personnelle de la pêche.

Pour finir cette courte présentation, je souhaite souligner que je suis très attaché au respect de la nature, ainsi qu'à la préservation de la ressource. Sans être pour autant un ayatollah du no-kill (j'aime bien déguster un poisson que j'ai attrapé de temps en temps), je relâche avec plaisir la grande majorité de mes prises.

Alors voilà, bienvenue sur ce blog et vive la pêche raisonnée et sportive !